mon expérience

 

J’aime, la vie et la nature, les interactions entre les éléments et les énergies m’inspirent. L’instinct, le primaire : celui qui vous guide peut me résumer en quelques mots.

Aujourd’hui, je randonne, je surfe, j’escalade, je rencontre la beauté des êtres humains et de la nature, je me forme, j’apprivoise mes peurs et je me fais plaisir. J’aime être en harmonie avec mon fils et mon conjoint, mes animaux. Le plaisir sans la culpabilité, dans le respect de l’autre et non dans le regard de l’autre. J’ai dû apprendre. J’apprends toujours et ne cesserai pas, la vie est en constante évolution.

J’ai rencontré l’ayurvéda en 2013 suite à un long parcours médical dans lequel je ne trouvais plus de réponses à mes questions. Tout en usant mon corps et mon esprit à contre essence avec 20 années de traitement médical devant être prescrit à vie, ayant pour objectif de réduire mes crises d’épilepsie généralisées.

Un couvercle sur la marmite.
Ce désarroi profond envers cette cause dite idiopathique : non expliquée – et quand arrive tant d’effets secondaires, la confiance n’est plus. Mon mal-être devenait permanent et la détresse psychologique prit le pas sur la détresse physique.
La réalité de mon corps et mon esprit réclame bienveillance, réponses et unité, je décide d’entamer un parcours thérapeutique psychologique en 2010, parfois douloureux et libératoire.
Rapidement je ressens le besoin vital de m’occuper de mon corps, lui accorder douceur et attention et lui donner la parole : un être humain dans son entité.
Le lien corps esprit était évident :
mon corps signale petit à petit, je n’écoute pas,
mon esprit s’impatiente, se tourmente, s’emballe et explose, il finit par envoyer son ultimatum : crise, mon corps est en pagaille, mon esprit dévasté.
Mon premier massage ayurvédique en novembre 2011 me délecte du plaisir à moi-même sans la culpabilité de ne pas être en action, ailleurs. La rencontre avec Camille était belle et bienveillante. Mon cinquième massage je fonds en larmes, une porte s’était ouverte et le poids s’allège dans mon ventre. Prête à lâcher, mon corps m’en a informé avant même que je comprenne ce qu’il m’arrivait.
Le chemin est toujours et mes réponses vont au-delà de mes questions sur l’épilepsie. Une porte s’est ouverte sur mon fonctionnement profond et mes racines. Constater chaque jour mon évolution et le plaisir que j’y prends au quotidien.
L’épilepsie fait partie de moi mais elle n’est pas moi, ne me définit pas. Parfois elle tente encore de revenir à la charge mais je sais lui rappeler que je ne suis pas une proie mais une colocatrice. Je sais qu’elle n’est plus une ennemie. Je l’écoute, en lien avec mon âme, elle me parle et m’explique, à moi de comprendre et d’apprendre.
Aujourd’hui je suis en mesure d’avoir une reconnaissance envers cette épilepsie, comme un outil, d’une certaine violence certes, mais qui chaque jour me guide vers moi-même. Elle prit alors l’apparence d’un pont parfois vacillant me guidant plutôt qu’une épée de Damoclès brandit au-dessus de moi.
L’ayant détestée, rejetée, ignorée, amadouée, détestée à nouveau puis enfin adoptée elle m’accompagne et me rappelle combien il est vital de s’écouter.
Puis je vois aujourd’hui, combien nous sommes tous unis dans cette démarche à des niveaux singuliers : une épilepsie, une arthrose, une allergie, une fatigue, une grossesse qui se fait attendre, un épuisement professionnel… engagés par l’expression et la digestion de nos émotions les plus profondes.
La clé n’est pas de vivre dans une bulle, mais de digérer la vie qui vient à nous tant émotionnelle que physique. Le verre à moitié vide, ou à moitié plein !

Cette qualité de digestion (AGNI) si essentielle en ayurvéda déterminera la quantité des toxines émotionnelles ou physiques (AMA) produites dans votre esprit et votre corps. Ces sphères sont intimement liées et leur fonctionnement similaire.

La nourriture devient le JE : nourriture physique et émotionnelle.
Apprendre à s’aimer et prendre soin de son corps et son esprit : une étape combien compliquée puisque notre société occidentale laisse peu de place au plaisir physique et émotionnel, voire culpabilisante.

Un jugement de faiblesse lorsque le lâcher prise intervient, malheureusement trop souvent sous forme de pathologie. Ô combien pour en arriver au stade symptomatique le parcours émotionnel en interaction est intense et peut créer dépendances, nous enfermant dans de petites cases trop étroites élaborées par nos filtres.

L’ayurvéda m’a apprit à me respecter, m’écouter et comprendre mon fonctionnement au travers de mes filtres (éducation et société).

Elle ouvre mon esprit vers plus de tolérance au monde, puisque maintenant, je comprends avec plus de bienveillance et moins d’empathie.

 

« Notre corps ne ment jamais » – Alice Miller.

 

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